Donc il faut bien qu'on trouve quoi en faire.
En 2002 on a inscrit dans le code de la santé publique deux points importants
o L’INTERDICTION D’AJOUTER délibérément des substances radioactives dans les aliments, les biens de consommation et les produits de construction (cf. article R.1333-2) ;
o L’INTERDICTION D’UTILISER des matériaux et des déchets provenant d'une activité nucléaire – et qui sont CONTAMINES ou susceptibles de l’être – pour la fabrication de biens de consommation et de produits de construction (cf. article R.1333-3).
o L’INTERDICTION D’UTILISER des matériaux et des déchets provenant d'une activité nucléaire – et qui sont CONTAMINES ou susceptibles de l’être – pour la fabrication de biens de consommation et de produits de construction (cf. article R.1333-3).
Plutot positif.
Mais, en 2009, un arrété ministériel (quand même, pas une circulaire, ou une fuite pour voir comment réagit la populace) autorise des dérogations, bien sur dans certains conditions. Pourquoi suis-je donc si méfiant? C'est vrai après tout, j'ai sans doute tort de me défier d'une administration qui a considéré que le nuage radioactif de Tchernobyl s'était arrété aux pointillés de la carte de France.
Bref, cette dérogation permettrait d'utiliser des déchets radioactifs pour la construction de vélos, maisons, bateaux, etc...
L'Autorité de Sureté Nucléaire , organisme plutôt bien perçu en France, a porté un avis défavorable sur cet arrété, on peut voir ici cet avis officiel.
La Criirad (Comité de Recherche et d'information indépendante sur la Radioactivité) se bat actuellement sur cet arrété.
Ras le bol des lobbyistes de l'assemblée nationale.
On lira avec intérêt un article de Rue89 ici
J'ai vu un reportage édifiant sur des lobbyistes indépendants, des tueurs à gages, des indépendants qu'on recrute, au réseau bien structuré, très compétents juridiquement, et qui peuvent être embauchés par autant le parti des Chasseurs que Areva.
Et oui, il n'y a pas qu'aux USA.